Última actualización el 11 de septiembre de 2026
Data centers, objets connectés, intelligence artificielle : le développement du numérique entraîne de nouveaux besoins énergétiques. Mais les mêmes technologies permettent également de mieux connaître les consommations, de prévoir la production d’électricité ou de piloter plus efficacement des réseaux et des équipements.
Voilà une contradiction apparente particulièrement intéressante à soumettre aux élèves. À travers une étude de cas concrète, ils peuvent s’interroger : le numérique peut-il consommer de l’énergie… pour permettre d’en économiser ? Voici des contenus, des ressources gratuites issues du site Planète Energies et des idées d’exploitation avec vos élèves de lycée.

Tabla de Contenidos
Une question moins simple qu’elle n’en a l’air
Lorsqu’on aborde l’impact environnemental du numérique en classe, la réflexion conduit souvent naturellement à la sobriété : limiter certains usages, éviter les consommations inutiles, prolonger la durée de vie des équipements. Mais réduire la question à « le numérique consomme, il faut donc moins l’utiliser » laisserait de côté une autre partie du sujet.
Capteurs, compteurs communicants, logiciels de pilotage, analyse de données ou intelligence artificielle peuvent permettre de mieux connaître les consommations et de prendre des décisions plus précises.
Dans le secteur de l’énergie, le numérique joue ainsi un rôle croissant dans la prévision de la consommation d’électricité et de la production d’énergie renouvelable, l’exploitation des réseaux ou encore l’anticipation de certaines pannes. C’est notamment ce que montre la ressource Planète Énergies « Comment le numérique transforme le secteur de l’énergie ? ».
Mesurer pour pouvoir agir
Prenons un exemple : un bâtiment dont on ne connaît que la consommation annuelle d’électricité fournit peu d’informations sur les moments où l’énergie est consommée ou éventuellement gaspillée. Des capteurs et systèmes de pilotage peuvent permettre de suivre plus finement les usages, d’adapter le chauffage ou l’éclairage et d’identifier des anomalies.
Même logique à l’échelle d’un réseau électrique : lorsque la production dépend en partie de sources variables comme le solaire ou l’éolien, disposer de données et de prévisions permet de mieux ajuster production, consommation, distribution et stockage.
La vidéo Planète Énergies « Réconcilier numérique et consommation énergétique » présente notamment le principe des villes et réseaux électriques intelligents, qui utilisent les données pour mieux connaître et optimiser les consommations.
Mais cette optimisation a elle-même un coût : les capteurs, équipements connectés, réseaux et serveurs nécessaires à son fonctionnement consomment de l’énergie. La ressource « Le numérique consomme-t-il vraiment beaucoup d’énergie ? » permet précisément d’introduire cet autre versant du sujet.
On peut alors déplacer la question : « le numérique est-il bon ou mauvais pour l’environnement ? » Ce qui importe surtout, c’est de demander « dans quelles conditions son utilisation apporte-t-elle un bénéfice énergétique réel ? »
Une étude de cas pour travailler sur le sujet avec vos élèves
Cette problématique se prête particulièrement bien à une activité en groupes.
Chaque groupe reçoit un cas d’usage :
- chauffage piloté dans un bâtiment ;
- éclairage connecté ;
- compteur intelligent ;
- réseau électrique utilisant des données de consommation ;
- capteurs permettant d’anticiper une panne sur une installation.
Une première colonne permet d’identifier ce que le dispositif numérique nécessite : équipements, capteurs, connexion, traitement ou stockage de données, électricité.
Une deuxième colonne recense ce qu’il peut permettre d’optimiser ou d’éviter : chauffage inutile, éclairage d’un espace vide, déplacement de maintenance, mauvaise anticipation d’un pic de consommation…
Reste alors la troisième colonne, la plus intéressante : de quelles informations aurions-nous besoin pour savoir si le bilan final est positif ?
Les élèves doivent alors mettre en regard ce que la solution apporte et ce qu’elle mobilise elle-même. Le débat devient beaucoup plus intéressant dès qu’on quitte le simple « pour ou contre » pour chercher les données qui permettraient de trancher.
Un sujet particulièrement adapté aux élèves de SI et de STI2D
Au lycée, elle constitue une problématique particulièrement pertinente en sciences de l’ingénieur et en STI2D : amélioration de l’efficacité d’un système, acquisition et traitement de données, pilotage, optimisation, éco-conception et prise en compte du développement durable.
Elle peut également être exploitée en Física y Química, autour des notions d’énergie, de puissance, de rendement et d’efficacité énergétique. Et surtout, elle place les élèves dans une vraie posture d’analyse : une innovation n’est pas durable parce qu’elle est numérique. Encore faut-il pouvoir mesurer les bénéfices qu’elle apporte et les comparer aux ressources qu’elle mobilise.
Des ressources gratuites à consommer sans modération ☺
Les ressources de Planète Énergies proposent plusieurs supports complémentaires pour aborder cette problématique, notamment une infographie sur la consommation énergétique de l’IA. Ces ressources sont gratuites et accessibles directement sur le site.
Les établissements peuvent également accéder à Planète Énergies depuis leur ENT via le GAR. La licence est gratuite ; une fois la ressource affectée par le responsable GAR ou numérique de l’établissement, elle apparaît dans le médiacentre et peut être utilisée par les enseignants et les élèves avec leurs identifiants habituels.
Cet article est publié dans le cadre d’un partenariat avec Planète Energies.
