Dernière mise à jour le 1 mai 2026
Comment mieux accueillir les élèves DYS ? GMF met à disposition des ressources gratuites pour les enseignants.
Dans une classe, on le sait : on veut bien faire, mais on manque souvent de temps. Et quand un élève présente un trouble “DYS” (dyslexie, dysorthographie, dyspraxie…), la bonne volonté ne suffit pas toujours. Entre les supports à adapter, les consignes à reformuler, la fatigue de l’élève (et parfois la sienne), on peut vite se sentir démuni. Je peux en témoigner…
On estime qu’un à deux élèves par classe sont concernés. Pourtant, beaucoup d’enseignants se retrouvent seuls face à ces situations, sans toujours savoir par où commencer ni quels outils mobiliser. C’est pour répondre à ce besoin concret que GMF Assurances a constitué un dossier pédagogique complet, mis en ligne gratuitement et librement téléchargeable.
L’idée n’est pas d’ajouter une couche de recommandations de plus. Au contraire : ce kit sert surtout à gagner du temps, à se repérer, et à choisir des aménagements simples qui soulagent l’élève sans transformer chaque séance en chantier.

Table des matières
Un kit pédagogique clair sur les élèves DYS, pour aller à l’essentiel
Le dossier GMF “Accueillir et accompagner les enfants DYS” regroupe des contenus pour mieux comprendre ces troubles (repérage, partenaires, dispositifs…) et s’accompagne de fiches pratiques pour l’enseignant dès le primaire : signaux d’alerte, conseils, pistes d’adaptations, outils exploitables en classe.
À noter : le dossier a été réalisé en partenariat avec Nathan et les fiches sont très pratico-pratiques (on va droit au concret, sans jargon).
On sent que ça a été écrit par des gens de terrain.
Dans la fiche “dyslexie/dysorthographie”, par exemple : Arial, interligne 2… et même l’idée de surligner une ligne sur deux pour guider la lecture. Et côté dyspraxie, on retrouve des repères spatiaux simples (début/fin de ligne) et des supports vraiment aérés.
Ce format “dossier + fiches” est précieux pour une raison simple : on peut piocher rapidement ce dont on a besoin, sans devoir parcourir dix sources différentes. Et c’est souvent ce qui manque : une base synthétique, accessible, qui aide à faire des choix concrets.
On retrouve aussi une philosophie de travail qui me parle beaucoup : adapter sans surcharger. Dans le kit, l’idée revient régulièrement : mieux vaut quelques aménagements cohérents, tenables, plutôt qu’une accumulation d’outils impossibles à maintenir sur la durée.
Au fond, c’est assez “assurément humain” comme approche : on cherche moins à “faire parfait” qu’à créer des conditions réalistes pour que l’élève puisse apprendre, et que l’enseignant puisse tenir dans le quotidien.

Une bonne stratégie : partir du besoin (pas du catalogue)
Ce kit pédagogique pour les DYS ne prétend pas tout résoudre. Aucune recette universelle n’existe pour les élèves DYS, les fiches le disent d’ailleurs explicitement. L’entrée par le besoin de l’élève, et non par le catalogue d’adaptations, reste le principe de base.
Face à la multitude d’outils disponibles, la tentation est grande de tout essayer au risque de vite s’épuiser et l’élève aussi.
Le kit rappelle un principe très efficace : partir du besoin de l’élève, observer ce qui bloque vraiment, en parler avec les parents et les professionnels qui suivent l’enfant, puis tester un ou deux aménagements, analyser l’effet… et ajuster.
C’est une logique simple, mais qui évite beaucoup de dispersion.
Des adaptations faciles à mettre en place (et qui changent tout)

Parmi les pistes proposées, plusieurs aménagements reviennent comme des “classiques” efficaces, parce qu’ils réduisent la charge cognitive.
1) Soigner la lisibilité des supports
Quelques ajustements suffisent souvent :
une police sans fioritures et une taille confortable ;
un document aéré (marges, interligne) ;
éviter l’encombrement visuel inutile ;
guider le regard (par exemple, surlignage ou repères).
Ce n’est pas spectaculaire, mais pour un élève qui lutte déjà pour décoder ou écrire, la mise en page peut faire la différence entre “j’abandonne” et “je m’y mets”.
2) Adapter la lecture et la compréhension
Le kit propose des pistes de bon sens, très “terrain” :
accepter la lecture à mi-voix si cela aide ;
privilégier des passages plutôt qu’un texte trop long ;
utiliser l’oralisation (enseignant, pair, outils numériques) ;
enregistrer certaines leçons ;
reformuler les consignes et vérifier la compréhension.
Ce sont des gestes qui profitent souvent à toute la classe, pas seulement aux élèves DYS.
3) Alléger la copie et varier les modalités
Beaucoup d’élèves DYS peuvent comprendre, raisonner, expliquer… mais se retrouvent bloqués par l’écriture (copie, dictée, prise de notes). Dans ce cas, l’objectif n’est pas “de faire moins”, mais de permettre de faire autrement :
textes à trous, supports déjà structurés ;
réduction de la quantité à copier ;
dictées aménagées (dictée à trous, dictée fautive…) ;
utilisation de l’ordinateur si c’est pertinent et déjà travaillé.
Là encore, l’intérêt du kit est de donner des idées concrètes, rapidement transposables.
Si vous avez un élève concerné (ou si vous voulez simplement anticiper), le plus simple est d’aller directement sur la page GMF dédiée et de télécharger les fiches :
https://www.gmf.fr/education-nationale-dys
(Pour obtenir le kit, répondez aux questions du tchat qui s’ouvre en bas à droite. Vous obtiendrez aussitôt le lien de téléchargement)
Rien de révolutionnaire : mais une bonne ressource claire, structurée… et surtout utile pour gagner du temps là où on en manque le plus.
Évidemment, ce kit ne remplace ni un PAP/PPS, ni l’éclairage des professionnels qui suivent l’élève. Mais pour bien démarrer, éviter les erreurs classiques et tester 1 ou 2 aménagements tenables, c’est une très bonne base.
À noter : GMF ne propose pas uniquement ce kit autour des troubles DYS. Sur son espace dédié aux enseignants, on trouve d’autres ressources pédagogiques gratuites, sur des thématiques variées (prévention, éducation aux médias, etc.) et parfois sous forme de kits ou d’outils prêts à utiliser. C’est le cas d’un excellent kit d’Aide aux premiers secours. Gmf est aussi présente sur divers salons et congrès d’enseignants où elle diffuse aussi ces kits gratuitement.
À lire aussi sur Les Outils Tice : Dysmaths aide les élèves à « écrire comme les autres » en maths et notre sélection d’outils d’aide à la lecture pour enfants DYS.
Cet article est proposé dans le cadre d’un partenariat avec GMF
