Dernière mise à jour le 31 août 2025
Avez-vous déjà rêvé d’un assistant qui aide vos élèves à réviser leurs textes en toute autonomie ? Face à une consigne de rédaction, certains élèves se lancent avec aisance, quand d’autres restent paralysés devant la page blanche. Puis vient notre tour, celui de la correction.
Une tâche essentielle, mais redoutablement chronophage, où l’on rêve de pouvoir s’asseoir à côté de chaque élève pour le guider au moment précis où il en a besoin. Et si le numérique, et plus précisément l’intelligence artificielle, nous offrait une partie de cette solution ?
Je ne parle pas des fantasmes de robots qui écrivent à la place des élèves. Je vous propose de découvrir une solution beaucoup plus maline : Ecrivor. Une IA conçue par des enseignants, non pas pour remplacer l’auteur, mais pour devenir son tuteur personnel et bienveillant.
Cette intelligence artificielle éducative offre aux élèves la possibilité d’interagir directement avec leurs écrits grâce à un retour immédiat et personnalisé, favorisant ainsi le développement d’automatismes rédactionnels fondamentaux.

Table des matières
Vous fixez les règles, l’IA devient votre assistant pédagogique
La première chose qui frappe en découvrant Ecrivor, c’est que l’enseignant reste entièrement maître du jeu. Loin d’être une boîte noire qui imposerait ses standards, l’outil fonctionne comme un véritable assistant pédagogique IA que l’on programme soi-même. La logique est simple et se déroule en deux temps.
D’abord, le temps de la préparation. En quelques clics, l’enseignant crée une activité d’écriture. Il peut s’agir de n’importe quoi : un récit pour un cours de français, une lettre de motivation, un développement construit en histoire, une synthèse de documents... Vous rédigez la consigne, puis vient le cœur du réacteur : la définition des critères de réussite.
C’est là que la dimension pédagogique prend tout son sens. Vous voulez que vos élèves travaillent spécifiquement la concordance des temps ? Qu’ils emploient des connecteurs logiques ? Qu’ils varient la longueur de leurs phrases ou utilisent un lexique précis ? Vous n’avez qu’à configurer l’IA pour qu’elle se concentre sur ces points.
Ensuite, vient le temps de la production pour l’élève. Via un simple lien, il accède à une interface d’écriture sobre et claire. Et c’est là que la magie opère. Au fur et à mesure qu’il rédige, l’IA analyse son texte en temps réel et lui fournit des retours instantanés, mais uniquement sur les critères que vous avez choisis. L’élève n’est plus seul, attendant passivement le verdict du stylo rouge. Il peut immédiatement voir si son paragraphe est trop long, si une phrase est mal formulée ou si un temps est incorrect.

Il est questionné sur son texte, encouragé si nécessaire à recommencer ou l’améliorer. L’écriture devient alors ce qu’elle devrait toujours être : un processus dynamique, fait d’essais, d’erreurs formatrices et d’améliorations continues.
Création et personnalisation des activités : un outil flexible pour chaque classe
L’un des principaux atouts d’Ecrivor est sa polyvalence. L’outil n’est pas cantonné à une seule discipline et peut s’adapter à une multitude d’objectifs pédagogiques. Projetons-nous dans quelques situations de classe concrètes.
En cours de français, un enseignant de 5ème souhaite faire travailler ses élèves sur l’écriture d’un court récit au passé simple. Il configure l’activité sur Ecrivor en ciblant trois compétences : le respect de la concordance des temps, l’utilisation d’au moins cinq adjectifs qualificatifs différents et l’insertion d’un court dialogue. Pendant que ses élèves écrivent, l’un d’eux, qui confond encore passé simple et imparfait, est immédiatement alerté par l’outil. Un autre est encouragé à enrichir la description de son personnage. La technologie ne se substitue pas à l’apprentissage, elle l’accélère en ancrant les automatismes. L’enseignant, libéré d’un certain nombre de corrections formelles, peut consacrer son propre retour à la qualité de l’intrigue ou à la psychologie des personnages.
Changeons de discipline. En Histoire-Géographie, une professeure de 3ème prépare ses élèves au brevet. L’épreuve du développement construit est un défi qui mêle connaissances et compétences méthodologiques. Elle propose un entraînement sur Ecrivor avec pour sujet « Expliquez pourquoi la Guerre Froide est un conflit d’un genre nouveau ». Ses critères sont clairs : le texte doit comporter une introduction, deux parties distinctes introduites par des connecteurs logiques, et une conclusion. L’IA n’évaluera pas la pertinence historique des arguments, mais elle guidera l’élève dans la structuration de sa pensée. Elle pourra lui signaler : « Attention, ton deuxième paragraphe semble très court » ou « Pense à utiliser un mot de liaison pour introduire ta conclusion ». L’élève apprend ainsi à organiser ses idées et à construire un raisonnement rigoureux.
Enfin, imaginons un professeur de SVT qui, après une expérience en classe, demande de rédiger un compte-rendu. Les attentes sont précises : l’écrit doit respecter les étapes du protocole (matériel, manipulation, observation, interprétation). En paramétrant Ecrivor pour identifier ces mots-clés et vérifier la présence de chaque section, il habitue les élèves à adopter une démarche scientifique rigoureuse dans leurs écrits.
Suivre les progrès et différencier facilement
Si l’avantage pour l’élève est évident, l’enseignant n’est pas en reste. Ecrivor propose un tableau de bord qui offre une vision globale et détaillée du travail de la classe. Plus intéressant encore, l’outil conserve l’historique des différentes versions d’un texte pour chaque élève.

En un coup d’œil, on peut visualiser la progression, voir comment l’élève a pris en compte les suggestions de l’IA, et identifier les points de blocage persistants. C’est un formidable outil d’analyse qui permet d’apprécier non seulement le résultat final, mais aussi le chemin parcouru.
Cet aspect en fait un levier très efficace pour la différenciation pédagogique. Les élèves les plus rapides peuvent chercher à enrichir leur texte en allant plus loin que les critères demandés, tandis que ceux qui ont plus de difficultés bénéficient d’un accompagnement personnalisé et constant qui leur permet d’avancer à leur rythme, en toute autonomie. L’interface intègre par ailleurs des options d’accessibilité bienvenues, comme une police adaptée aux élèves dyslexiques, renforçant son potentiel inclusif. Enfin, pour garantir l’intégrité du travail, le copier-coller depuis des sources externes est tout simplement désactivé.
Pour l’enseignant, ce système d’aide à la rédaction permet de réduire de manière drastique la charge de travail liée à la correction première, tout en maintenant un niveau d’exigence élevé et un suivi personnalisé de chaque apprenant. L’enseignant conserve ainsi son rôle central de guide et de facilitateur tout en bénéficiant d’un soutien efficace pour les tâches les plus répétitives et chronophages.
Un partenaire d’apprentissage à utiliser avec méthode
De mon point de vue si Ecrivor se révèle être un excellent assistant pour l’entraînement à la rédaction, son utilisation gagne à être pensée de manière stratégique. L’enjeu principal reste selon moi d’en faire un partenaire d’apprentissage et non une béquille numérique. Je l’utiliserai en alternance avec des travaux d’écriture non assistés, afin que les élèves développent pleinement leur propre capacité de relecture.

Et si vous tentiez la conversation ?
En définitive, Ecrivor propose une vision de l’intelligence artificielle résolument pédagogique. L’outil ne cherche pas à impressionner par une technologie opaque, mais à se mettre au service de l’enseignant et de ses objectifs. Il transforme le moment parfois angoissant de la rédaction en un environnement d’apprentissage sécurisé et interactif, où l’erreur n’est plus une faute à sanctionner mais une information utile pour progresser.
En habituant les élèves à un dialogue constant avec leur propre texte, en les incitant à se relire et à se corriger, Ecrivor contribue à développer leur esprit critique et leur autonomie. La meilleure façon de juger de la pertinence d’un tel service est encore de le tester.
L’outil Ecrivor toujours en développement est entièrement gratuit durant cette phase. Alors, pourquoi ne pas créer votre première activité ? Votre prochaine séance de rédaction pourrait bien devenir, pour chaque élève, une véritable session de formation individualisée.