Dernière mise à jour le 5 janvier 2026
Entre expliquer à vos élèves la migration des baleines à bosse avec un schéma au tableau, ou la faire commenter en direct par un spécialiste depuis La Réunion : vous choisiriez quoi ?
C’est exactement ce que propose Sciences.live : faire entrer un médiateur scientifique dans votre salle de classe, en visioconférence, pour animer un atelier de 50 minutes avec vos élèves.
Pas une vidéo préenregistrée. Pas un MOOC à visionner en autonomie. Un échange en temps réel, où le médiateur adapte son discours, répond aux questions, rebondit sur les remarques de vos élèves.
Le projet est porté par quatre Centres de Culture Scientifique, Technique et Industrielle (CCSTI) de Nouvelle-Aquitaine, en partenariat avec l’Éducation Nationale.

L’objectif est clair : permettre à toutes les classes, quel que soit le territoire, d’accéder à une médiation scientifique de qualité. Le dispositif s’adresse aussi bien aux établissements ruraux qu’aux collèges ou lycées urbains pour lesquels organiser une sortie reste complexe.
Une vraie bonne idée pour mettre de manière vivante la culture scientifique à la portée de tous les enseignants et leurs élèves.
Table des matières
Comment fonctionne la plateforme Sciences.live concretement
Suivez le guide, tout se passe en quatre étapes simples :
- Choisir un atelier dans le catalogue des animations scientifiques proposées : biodiversité, archéologie, espace, mathématiques, sciences humaines… Les thématiques couvrent un large spectre disciplinaire.
- Réserver un créneau sur le site. Vous recevez alors un document « enseignant » avec les objectifs pédagogiques, le matériel technique nécessaire, un tutoriel de connexion et parfois des annexes à imprimer pour les élèves.
- Se connecter dix minutes avant la séance pour vérifier que tout fonctionne (son, image, vidéoprojecteur).
- Vivre l’atelier pendant 50 minutes. Le médiateur anime, questionne, lance des quiz ou des défis. Votre rôle à vous consiste essentiellement à faciliter la prise de parole côté classe.

© GAUTIER DUFAU
Côté matériel nécessaire, rien d’exotique : un ordinateur, une webcam, un micro, un vidéoprojecteur et une connexion stable (filaire de préférence). L’équipement standard de beaucoup de salles de classe aujourd’hui.
Ces séquences sortiront vos élèves de la routine grâce à des méthodes pédagogiques éprouvées conçues pour les faire participer.
Un riche catalogue qui va du CP à la Terminale
Le catalogue Sciences.live s’étoffe progressivement. L’objectif affiché : atteindre une quarantaine d’ateliers d’ici trois ans. Actuellement, une vingtaine de thématiques sont disponibles, conçues pour répondre aux besoins de différents niveaux scolaires.
Quelques exemples pour le primaire (cycles 2 et 3) :
- Un atelier sur les insectes pollinisateurs, accessible dès le CE1, pour aborder la biodiversité de proximité.
- Une initiation à l’archéologie où les élèves aident un médiateur à « sauver » un site menacé — parfait pour croiser histoire et sciences.
Pour le collège :
- L’atelier sur les cétacés, animé en direct depuis La Réunion par l’association GLOBICE, permet d’aborder les écosystèmes marins et les enjeux de conservation.
- Des ateliers sur l’espace et l’exploration spatiale, en lien avec les programmes de physique-chimie de 4e et 3e.
Pour le lycée :
- Des thématiques plus pointues en lien avec les spécialités scientifiques : mathématiques appliquées, enjeux technologiques, sciences humaines et sociales.

Chaque atelier précise clairement les niveaux visés, ce qui permet de filtrer rapidement l’offre. Le catalogue complet est consultable en ligne sur sciences.live/nos-ateliers.
Les contenus sont élaborés par les médiateurs des quatre CCSTI, parfois en collaboration avec des partenaires scientifiques spécialisés. Surtout, des enseignants sont associés à la conception pour garantir la cohérence avec les programmes. Chaque atelier est testé en conditions réelles dans plusieurs établissements avant d’être déployé.
Ce que ça change dans la pratique
Vos élèves de 6e vous demandent comment on fouille un site archéologique? Vous pouvez leur montrer une vidéo YouTube. Ou leur faire poser la question à un archéologue, en direct. La différence ? Le médiateur perçoit l’hésitation dans une question, reformule une explication qui n’a pas été comprise, creuse un point qui passionne la classe.
Céline Domenc, directrice de l’éducation à Cap Sciences et cheffe de projet sur la plateforme Sciences.live, résume l’approche :
« Contrairement aux ressources numériques statiques, un atelier en direct permet de s’adapter au niveau de la classe, aux réactions des élèves et à leurs questions spontanées. »
Retrouvez ici l’interview complète de Céline Domenc réalisée à l’occasion du salon Educ@tech
Trois scénarios d’utilisation parmi beaucoup d’autres :
- En introduction de chapitre : l’atelier sur les cétacés prépare une séquence SVT sur les écosystèmes marins. Les élèves arrivent au cours suivant avec des questions et une curiosité déjà éveillée.
- En conclusion ou approfondissement : un atelier sur l’archéologie ancre des notions vues en histoire et donne une dimension concrète au travail des chercheurs.
- En ouverture culturelle : une classe de CM2 en zone rurale découvre l’exploration spatiale sans avoir besoin d’un planétarium à proximité.

Les ateliers ne sont pas conçus pour remplacer un cours. Vous restez maître de la progression pédagogique.
Une charge de préparation volontairement réduite
C’est souvent le frein principal : combien de temps vais-je devoir consacrer à préparer ce type d’animation ? Ici, la réponse est simple : le minimum. L’équipe de Sciences.live a bien fait les choses. Une fois la réservation confirmée, vous recevez tout ce qu’il faut par email. Pas de séquence à construire, pas de documents à créer. Vous pouvez intégrer l’atelier dans votre planning sans bouleverser votre organisation.
Pour les collègues moins à l’aise avec la visioconférence, l’équipe de Sciences.live propose un test technique quelques jours avant la séance. Et le jour J, les coordonnées du médiateur sont fournies pour résoudre rapidement tout problème de connexion.
Qui est derrière Sciences.live ?
Sciences.live est un projet collectif porté par quatre Centres de Culture Scientifique, Technique et Industrielle (CCSTI) :
- Lacq Odyssée (Mourenx)
- Cap Sciences (Bordeaux)
- Espace Mendès France (Poitiers)
- Récréasciences (Limoges)
Le projet bénéficie du soutien de la Région académique Nouvelle-Aquitaine et travaille en lien étroit avec l’Éducation Nationale pour garantir l’alignement des contenus avec les programmes scolaires.
À vous de tester
Cent euros et une connexion internet : c’est le ticket d’entrée pour faire vivre à vos élèves une rencontre scientifique qu’ils n’oublieront pas de sitôt et réveiller qui sait des vocations…
Consultez le catalogue complet des animations disponibles sur le site de Sciences.live. Vous y trouverez le détail de chaque atelier, les niveaux concernés et les créneaux disponibles.
Pour aller plus loin, consultez l’interview de Céline Domenc, directrice de l’éducation à Cap Sciences et cheffe de projet sur la plateforme Sciences.live